2006/06/11

Un québécois à Blois!

Bonjour à toutes et à tous,

Non, ce québécois, ce n’est pas moi, enfin oui, mais c'est surtout Michel Lemay, le cousin de Sylvie, qui vit à Blois depuis... Je suis aller le rencontrer dans son nouvel environnement naturel.Michel au marché de Blois

Pour ceux qui ne le conaissent pas, Michel est directeur de l’hebdomadaire régional : La Renaissance. Il est à Blois depuis 1997 environ (je ne suis pas sûr) et il s’est bien intégré à la vie locale et régionale. Comme il le dit lui-même, il est plus connu que Barrabas dans la passion. Il a ses entrées partout dans la région, comme rédacteur en chef, il est invité à toute les soirées et événements et a accès aux plus grands. Là je ne nomme pas de noms, ce ne serait pas poli et si j’en oublie un il y aurait des mécontents et on ne veut pas cela. :-

La Loire vue de la terrasse de la MairieJ’ai eu droit à tout un tour, à pied, de la ville. Michel est historien de formation et a été enseignant, avant de devenir journaliste et rédacteur. Il connaît donc chaque rue et chaque maison de Blois, mieux que l’archiviste de la ville. Enfin presque, disons qu’il peut facilement identifier les personnages des noms de rue et places.Michel et Jeanne d’Arc, oui la pucelle est passée par Blois

Le plus bel endroit, reste la place Jules Verne et le parc attenant, où on trouve les plus gros et plus beaux arbres de la ville, des arbres classés comme les plus beaux de France. Désolé pas de photos, pas assez d’espace pour prendre un cliché qui leur aurait rendu justice. C'est un des coins les plus reposant de la ville, à en juger par les promeneurs et les gens assis sur les bancs et dans l’herbe pour lire et...

Je n’ai eu droit qu’à la courte visite, puisque je n’étais là que pour la journée, mon train repartant à 15h00. Nous avons pris le temps de faire le tour de deux marchés publics. J’aime les marchés pour leur couleur et pour leur charme, et ceux-ci, dans les rues de Blois, n’en manquaient pas. Mais on est loin des marchés agricoles de notre jeunesse; il y a cela, mais il y a beaucoup plus, des artisans, des bijoutiers, un marchand de lingerie fine (de Paris, rien de moins), un marchand de tapis persan authentique (le marchand, le tapis, c’est moins sûr) et même un marchand de matelas avec des lits complets, pour essayer. Comme Michel a dit, au marché on trouve pour les cinq sens, chacun y trouve pour son plaisir.La maison des acrobates, XVe siècle
Un des ornements de la maison des acrobatesLa maison de la magie et ses dragons animés, en face du château de Blois


Une bonne partie de ma visite, nous l’avons passé à table autour d’un bon repas au restaurant L’Embarcadère, sur les rives de la Loire, juste à la sortie de Blois. Des moules pour moi et du lapin pour Michel, arrosé d’un demi de Rosée d’Anjou, nous vous le recommandons. ;-)


Cela nous a fait du bien à tous les deux, à Michel peut-être plus, de se voir. Ça nous a rechargé les batteries de québécois, surtout de se laisser aller un peu pendant une journée sans avoir à chercher le bon mot, le bon ton pour se parler. Oui, on fait attention quand on parle aux Français; comme Michel l’a dit : si on veut se faire comprendre, vaut mieux utiliser le dialecte local. ;-)

L’Église de BlaisonEn soirée nous sommes allés, Marie-Claude, Geneviève, Mickael et moi, à un concert choral, des pièces anciennes, surtout, d’Europe. Le concert avait lieu à l’église de Blaison à Blaison-Gohier. L’acoustique était fabuleuse et le chœur très en forme (c’était leur dernier concert de la saison). La meilleure pièce pour moi, le Lacrimosa du Requiem inachevé de W.A. Mozart, pour les connaisseurs, ce serait la dernière pièce qu’il a composé avant de mourir et elle est restée inachevée à ce jour. Le maître de chœur est instituteur dans un lycée de la région et la semaine précédente un des jeunes (15 ans) du collège a été tué dans un accident d’auto, alors la pièce revêtait un sens plus personnel pour lui et la chorale. Il y a eu un moment de silence à la fin avant les applaudissements qui en disait long sur l’émotion dans la salle. Si vous voulez vous en faire une idée louer ou acheter le film Amadeus, vous verrez (ou entendrez) par vous-même.

Après le spectacle, la chorale nous a offert un pot de l’amitié. J’ai eu la chance de discuter avec le chef de choeur et il m’a promis qu’à son prochain passage au Québec il passerait par chez-nous. Qui sait, on pourrait lui organiser un petit concert à la Basilique du Cap avec les Petits chanteurs de Trois-Rivières et ceux de la Maîtrise du Cap pour lui montrer ce qu’on sait faire. ;-)

Aujourd’hui, c'est dimanche ici comme chez-vous, il fait beau et il fera très chaud encore. Geneviève reçoit sa famille aujourd’hui et je suis invité à partager le repas avec tout le monde.

Justement Aurélien, le fils de Geneviève et Mickael, arrive, cela veut dire que Gabrielle et Camille, les petits enfants, arrivent. :-)

À la prochaine…

1 commentaire:

Anonyme a dit...

Et le château de Blois? Pas de photo?...